Figures de l’Athlético Marseille : joueurs, entraîneurs, dirigeants
Un club de National ne retient pas les mêmes noms qu’un club professionnel. Ceux qui suivent ont marqué l’Athlético Marseille soit par ce qu’ils avaient fait avant d’y arriver, soit par ce qu’ils y ont tenu.
Kassim Abdallah, l’ancien de l’OM revenu au niveau amateur
Kassim Abdallah s’est engagé avec l’Athlético Marseille le 1er février 2019. Défenseur né à Marseille, alors âgé de 31 ans et international comorien, il arrivait avec plus de deux cents matchs professionnels derrière lui. Son parcours passe par le CS Sedan en Ligue 2 de 2009 à 2012, l’Olympique de Marseille en Ligue 1 de 2012 à 2014, Évian Thonon Gaillard en Ligue 1 de 2014 à 2016, l’AC Ajaccio en Ligue 2 en 2016-2017, puis Al Raed en première division saoudienne en 2017-2018.
Le directeur sportif de l’époque, Djamal Mohamed, expliquait cette signature par une volonté d’identité locale : donner à l’équipe une coloration marseillaise plus marquée avec des joueurs connaissant le contexte. C’est le transfert le plus repris de l’histoire récente du club, et l’annonce qui en a été faite reste citée comme source dans plusieurs encyclopédies en ligne.
Mamadou Niang, directeur sportif en 2019
Mamadou Niang a été nommé directeur sportif de l’Athlético Marseille le 20 septembre 2019. Ancien attaquant international, il succédait à Djamal Mohamed, dont le départ avait été acté quelques jours plus tôt. Le club présentait cette nomination comme un apport d’expérience du haut niveau, à un moment où il venait d’être rétrogradé.
La notice publiée par le club détaillait ce que cette expérience recouvrait : cinquante-six sélections avec le Sénégal, champion de France et meilleur buteur de Ligue 1 avec l’Olympique de Marseille en 2010, deux Coupes de la Ligue — l’une avec le RC Strasbourg en 2005, l’autre avec l’OM en 2010 —, champion de Turquie avec Fenerbahçe en 2011, vainqueur de la Ligue des champions asiatique et champion du Qatar avec Al Sadd. Il était d’abord arrivé comme entraîneur adjoint avant d’occuper la direction sportive.
La séquence est significative : entre février 2019, quand le club évoluait en National 2, et septembre de la même année, quand il apparaît en National 3, la direction sportive a changé de mains et le niveau de jeu d’un échelon.
Nicolas Usaï et Farid Fouzari sur le banc
Nicolas Usaï a entraîné le club pendant la période National, après y avoir terminé sa carrière de joueur ; il a reçu le trophée Foot-National de meilleur entraîneur de la division en 2015-2016. Farid Fouzari occupait le poste d’entraîneur principal sur le dernier effectif publié ; on lui doit la formule reprise par le club comme titre d’entretien : rester en haut du tableau. La page consacrée à l’encadrement détaille le parcours de l’un et de l’autre.
Papa Ibnou Ba et les joueurs du dernier effectif
Papa Ibnou Ba figurait comme attaquant sur le dernier effectif publié. Autour de lui, une vingtaine de joueurs dont Paul Cattier et Yann Van Minden dans les buts, Krimo Kechmar, Gabriel Dubois et Patrick Keyoubi en défense, Yamin Amiri et Mouloud Meghezel au milieu, Dolan Bahamboula et Hamady Tamboura en attaque. Le détail par poste figure sur la page des effectifs.
Les buteurs et les fidèles de la période Consolat
La présentation que le club faisait de son propre passé nommait une poignée de joueurs des années Consolat, avec des chiffres qu’aucun relevé conservé ne permet de recouper : ils sont donc rapportés tels que le club les avançait. Anthony Arlaud y figurait comme le meilleur buteur de l’histoire du club, attaquant, avec quarante-quatre buts ; Fabrice Apruzesse, également attaquant, venait derrière lui avec vingt-deux buts. Jean-Christophe Marquet était présenté à travers son passage à l’Olympique de Marseille, cent douze matchs. Raphaël Romey est arrivé en 2007, Guillaume Deschamps en 2008 pour une saison.
Ces mentions ne forment pas un palmarès : elles disent quels noms le club jugeait utile de retenir quand il racontait ses cinquante premières années, à une époque où il ne publiait ni statistiques de saison ni fiches de joueurs. La liste s’arrête donc là où s’arrête la source. Sur le dernier effectif, c’est Papa Ibnou Ba que le club désignait comme son meilleur buteur — les deux formulations coexistent dans sa propre présentation, l’une sur toute la période, l’autre sur les dernières saisons, et rien ne permet de les arbitrer ici.
2017, la saison où l’encadrement et l’attaque partent ensemble
Le club situait dans la saison 2017-2018 la rupture qui a précédé le changement de nom. Son entraîneur Eric Chelle a quitté le poste en 2017. Les départs de Julien Lopez et d’Umut Bozok, que le club comptait parmi ses attaquants les plus en vue, sont présentés comme la cause directe d’une saison manquée — celle qui suit les deux quatrièmes places en National et qui précède la nouvelle dénomination de juin 2018. Umut Bozok a ensuite joué au niveau professionnel ; la trajectoire qui a suivi son départ sort du périmètre de cette recension, qui ne documente que ce que le club a publié.
Les entretiens que le club publiait
Une partie des noms qui circulent encore ne viennent pas d’un effectif mais des entretiens que le club mettait en ligne. Léon Galli en a donné un, publié sous le titre « un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne » ; le texte lui-même n’est conservé nulle part, seul son titre l’est, et c’est la seule chose qu’on puisse en dire. Jérémy Nicodème, capitaine et défenseur central, en a donné un autre — il était déjà à Marseille Consolat de 2012 à 2016, avec une montée en National, avant de revenir au club après deux saisons à Endoume puis à Marignane-Gignac. Salim Mramboini, milieu associé à plusieurs montées du GS Consolat, en a donné un troisième. Le détail de leurs retours figure sur la page consacrée à la signature des recrues d’août 2018.
Les présidents successifs
Jean Manigand, l’un des trois fondateurs de 1964, a été le premier président du Groupe Sportif Consolat. Jean-Luc Mingallon a occupé la fonction de 1984 à 2018, soit le mandat le plus long de l’histoire du club et l’essentiel de sa remontée du District au National. Rachid Yahiaoui figure comme président sur l’organigramme de la période Athlético. Karim Aklil occupait la présidence lors des deux épisodes les plus médiatisés du club, la controverse sur une subvention régionale en septembre 2019 et le démenti de janvier 2020 sur un risque de nouvelle rétrogradation. Les fonctions et leurs titulaires figurent sur l’organigramme.
Ce que les formateurs du SC Air Bel ont produit
La fusion de 2019 avec le SC Air Bel a rattaché au club un vivier dont plusieurs joueurs avaient atteint le haut niveau : Guy Demel, passé par la Premier League et le Borussia Dortmund, Zinédine Machach, passé par l’OM puis le SSC Naples, Yoan Cardinale, monté sur le podium de la Ligue 1 avec l’OGC Nice, et Naouir Ahamada, recruté par Chelsea. Aucun n’a joué pour l’Athlético Marseille : ils sont l’argument de formation que le club mettait en avant après la fusion.
Questions fréquentes sur les joueurs du club
Kassim Abdallah a-t-il vraiment joué à l’OM ?
Oui, de 2012 à 2014 en Ligue 1. Il a rejoint l’Athlético Marseille en février 2019, cinq ans après son départ de l’Olympique de Marseille.
Qui était directeur sportif du club ?
Djamal Mohamed jusqu’en septembre 2019, puis Mamadou Niang à partir du 20 septembre 2019.
Qui a entraîné l’Athlético Marseille ?
Nicolas Usaï durant la période National, et Farid Fouzari comme entraîneur principal du dernier effectif publié.
Les joueurs formés au SC Air Bel ont-ils porté le maillot du club ?
Non. Demel, Machach, Cardinale et Ahamada ont été formés au SC Air Bel avant la fusion de 2019 ; ils n’ont pas joué pour l’Athlético Marseille.
Ces figures couvrent-elles toute l’histoire du club ?
Inégalement. Les dernières saisons sont documentées par des effectifs et un organigramme publiés ; les décennies Consolat ne le sont que par la présentation que le club faisait de son propre passé, qui nomme une dizaine de joueurs et de dirigeants sans donner de relevé annuel. Les deux niveaux de précision figurent ici, distingués l’un de l’autre.
Qui était le meilleur buteur du club ?
Le club a avancé deux réponses selon la période : Anthony Arlaud, avec quarante-quatre buts, pour l’ensemble de son histoire, et Papa Ibnou Ba pour les dernières saisons. Aucun relevé conservé ne permet de vérifier l’un ou l’autre chiffre.
Pourquoi la saison 2017-2018 revient-elle si souvent ?
Parce que le club en faisait le tournant : le départ de l’entraîneur Eric Chelle en 2017, puis ceux de Julien Lopez et d’Umut Bozok, précèdent immédiatement le changement de nom de juin 2018.